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« C’est parfois un vrai casse-tête de planifier le...

« C’est parfois un vrai casse-tête de planifier les séances d’entrainement ! »

 

Cette semaine, on parle triathlon avec l’un des meilleurs français : Dorian Coninx. Récent vainqueur sur la Coupe d’Europe de Quartiera au Portugal et 15e il y a quelques jours de l’étape de Coupe du monde à Yokohama, il nous décrypte une discipline olympique depuis les Jeux Olympiques de Sydney en 2000.

 

Comment est née ta passion pour le triathlon ?

A la base je suis nageur, j’ai découvert le triathlon à 17 ans. Mon entraineur de natation, qui est toujours mon coach aujourd’hui, m’a parlé de cette discipline. J’ai essayé… et immédiatement accroché !

 

Quel regard portes-tu sur ton sport ?

Le triathlon est un sport très exigeant physiquement et mentalement, qui demande énormément de temps, de nombreuses heures d’entrainement et une implication quotidienne. En même temps, c’est un sport super intéressant car entre la natation, le vélo et la course à pied nous avons plein de choses à bosser, de points à travailler pour progresser dans les trois disciplines. C’est même parfois un vrai casse-tête de planifier les séances d’entrainement !

 

 

Justement, quels sont tes points forts et ceux sur lesquels tu dois progresser ?

Mon passé de nageur m’aide beaucoup en compétition, pour autant je n’ai pas de gros point fort, ni de gros point faible… en triathlon les trois épreuves sont aussi importantes les unes que les autres, il faut donc avant tout être polyvalent. L’idéal est de sortir de l’eau le plus à l’avant possible pour être dans le groupe de tête en vélo, prendre les relais et creuser les écarts… comme dans une course cycliste traditionnelle. Et ensuite débuter l’épreuve de course à pied avec les premiers. Mais ça ne suffit pas, on ne peut pas remporter un triathlon sans être un bon coureur… on peut donc gagner et perdre la course dans chacune des épreuves.

 

Au-delà des épreuves traditionnelles que sont le sprint (750 mètres de natation, 20 kilomètres de vélo et 5 kilomètres de course à pied) et le format olympique (1 500 mètres de natation, 40 kilomètres de vélo et 10 kilomètres de course à pied), les triathlons longue distance connaissent un vrai succès. Ce sont des épreuves que tu affectionnes ?

Je n’en ai fait qu’un seul… ce n’est pas le même sport, ni les mêmes athlètes. Ce sont des formats complètements différents des nôtres qui ne demandent pas les mêmes qualités physiques ni les mêmes aptitudes mentales.

 

 

On le sait moins mais le triathlon est aussi un sport d’équipe. Tu as ainsi été sacré champion du monde de triathlon en relais mixte en 2015…

J’adore ça ! On est sur des distances plus courtes, c’est encore différent mais c’est top de pratiquer le triathlon en équipe, un sport qui est initialement individuel. L’épreuve du relais mixte sera au programme des prochains Jeux Olympiques de Tokyo en 2020, j’espère vraiment être présent dans l’équipe.

 

Ta discipline s’est largement démocratisée ces dernières années. Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à celles et ceux qui démarrent le triathlon ?

Le principal conseil que je puisse leur donner est de prendre le temps. Pour être performant en triathlon, il ne faut pas chercher à tout faire à fond mais s’entrainer régulièrement en répartissant les séances sur les trois disciplines. Et surtout prendre du plaisir !

Merci Dorian, bonne chance pour la suite de ta saison.

Merci.

 

Publié le 17 mai 2018

Photos utilisées avec l’autorisation de Dorian Coninx